Climat : quand le droit peut être une arme…

6 novembre 2026

De jeunes activistes défenseurs du climat sont en route pour une action de désobéissance civile. Stress, excitation, peurs, fierté… les sentiments se mélangent. Ils sont arrêtés et poursuivis en justice.
Que va-t-il se passer ?

« Cela dépendra des plaintes qui seront déposées contre vous ou pas contre vous », explique l’avocate à l’issue du premier « chapitre » de la bande dessinée intitulée « Le climat en procès. Les juges face aux actions climatiques ». En attendant leur procès, les jeunes apprennent l’histoire de la coopération internationale sur les enjeux climatiques en rencontrant un expert. Celui-ci raconte :
Stockholm en 1972, la naissance du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les sommets de la terre, les différentes COP et leurs décisions ou objectifs, mais… « les engagements sont flous, non respectés et on réagit en produisant chaque fois de nouveaux textes ». Alors ? Qui peut nous sortir de ce cercle vicieux labyrinthique ? interroge l’expert. « Le juge ! » répond-il.

Un rôle central

Au cœur de la bande dessinée : le lien entre climat et droit. Et le rôle du juge est central : à lui à juger les accusations concernant des activistes, mais aussi des actions d’envergure concernant le climat visant des États et de grandes entreprises : respectent-ils leurs obligations ?
Au fil des pages, par le biais de différentes rencontres, les jeunes activistes découvrent différents procès, différentes « affaires du siècle » lorsque des États et des entreprises ont été jugés et parfois condamnés pour inaction climatique… 
Conclusion des jeunes : « Ce serait une énorme erreur de se reposer seulement sur les juges pour sauver le climat… mais ce serait une erreur tout aussi énorme de sous-estimer leur pouvoir d’action. Mais pour cela, il faut qu’ils puissent continuer à l’exercer librement… et s’il y a un combat à mener en plus de celui contre le changement climatique, c’est bien celui-là ».

Simple, pas simpliste

La démarche des auteurs se veut pédagogique ; le texte est parfois dense, mais relativement simple. Les jeunes activistes sont partie prenante lors de toutes les rencontres : ils posent des questions basiques, disent leurs doutes et leurs craintes, remarquent les incohérences, résument ce qu’ils ont appris pour vérifier qu’ils ont bien compris…
Le dessinateur utilise une large palette de couleurs. Il varie la construction des pages, utilisant de multiples vignettes ou des pages entières, souvent plus dynamiques. Une BD finalement proche d’un roman graphique avec son thème unique, sa volonté d’informer et ses 157 pages.

Olivier Corten et Pierre Klein sont professeurs de droit international, Gérard Bédoret illustre, dessine les différentes rencontres.

Préface d’Adélaïde Charlier, activiste belge qui explique : « Je me suis reconnue dans les pensées et les émotions, dans les doutes et les certitudes de certains personnages à plusieurs coins de page. Assurément, si le dérèglement climatique vous préoccupe, vous vous retrouverez dans une question, une réaction, une indignation, un soulagement, portés par les dialogues de cette histoire ».

Le climat en procès. Les juges face aux actions climatiques – Futuropolis 2026.
Olivier Corten, Pierre Klein et Gérard Bédoret ont également publié la BD/le roman graphique « De Salamanque à Guantanamo. Une histoire du droit international  ». Ed. Futuropolis. 2022.

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